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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 15:07

L’action de ICEO a permis à Olivet d’être la seule des 22 villes de la métropole à bénéficier de ce contrôle financier de la délégation d’un service public. Ceci est pourtant prévu et recommandé par le Code Général des Collectivités Territoriales. La présentation et la discussion du rapport du comptable du cabinet CREUZOT, mandaté par la métropole pour examiner ces comptes, faisait l’objet de la réunion du 9 novembre 2021 à l’Alliage.  Outre le cabinet Creuzot étaient présents : 2 personnes pour la ville, 3 pour la métropole, 2 pour  Eau d’Olivet et deux pour ICEO.

De nombreux points ont été évoqués au fil des diapositives présentées. Le rapport lui-même, ainsi que les nombreuses questions posées par écrit par ICEO ainsi que les réponses qui nous ont été apportées peuvent être communiquées sur demande par courriel à l’adresse suivante : iceo-communication@laposte.net

Deux points qui avaient attiré l‘attention de ICEO sont évoqués ci-dessous.

1 : Les charges de personnel.

 Le contrat prévoyait l’emploi de 6 personnes (CDI) à temps plein par la société dédiée Eau d’Olivet.  De fait cette « société dédiée » paie à la société SUEZ les salaires de 6 personnes mises à sa disposition. Elle n’a aucun personnel propre. Mais elle n’utilise de fait que l’équivalent de 1,9 personnes temps plein pour ce contrat !  EAU d’OLIVET « revend » donc à des sociétés filiales de SUEZ les 4,1 temps restants.  Et elle doit faire appel à, et payer, d’autres personnels venant du groupe ou de sa filiale ORLEANAISE des EAUX.  L’examen des fiches horaires pour vérifier l’effectivité du temps passé réellement à travailler pour le contrat EAU d’OLIVET n’est pas simple, d’après même le comptable qui a examiné ces comptes !   EAU d’OLIVET aurait payé en 2020 l’équivalent de 7,7 emplois temps plein, plus que prévu.

Tout ce machin est aux antipodes de la grande clarté et transparence qui nous avait été tellement vantée par la municipalité quand ce contrat a été signé !  Voilà plusieurs années que ICEO et EAU SECOURS ORLEANAIS demandent à SUEZ un tableau rassemblant tous les personnels travaillant sur les différents contrats de Suez avec leurs répartitions horaires. Jusqu’ici nous ne l’avons pas obtenu !

2 :  Un bénéfice déclaré très faible avec une créance très élevée

En 2020 un bénéfice de 25 000 euros apparait dans la comptabilité FP2E spécifique aux multinationales de l’eau, soit 2°/° du chiffre d’affaire de 1 237 K€.  Ceci semble bien loin du bénéfice escompté au départ, de l’ordre de 7% du chiffre d’affaires ?

MAIS le bilan des flux financiers, demandé par ICEO fait ressortir qu’en fin d’année 2020 la société dédiée EAU d’OLIVET disposait d’une créance de 1 352 K€ euros dans une banque du groupe SUEZ !    EAU d’OLIVET avait emprunté 600 K€ euros à la même banque au démarrage du contrat en 2015, emprunt au taux de 4,5 % sur les 9 ans du contrat. Ce prêt n’a pas été révisé. Le reste à payer pour cet emprunt en fin 2020 était de 294 K€. Il doit être déduit de la créance. Il reste donc fin 2020 une « cagnotte » de 1 058 K€ pour EAU d’OLIVET dans cette banque SUEZ  (qui lui rapporte 0% d’intérêt !).

Tout ceci est évidemment de l’argent qui vient de nos factures d’eau. On peut penser que la métropole, connaissant cette situation, fera respecter, et même au-delà, tous les engagements du contrat, depuis les forages jusqu’à nos robinets. Est-ce probable, ICEO ne le croit pas. Et dans ce cas le reste disponible mis de côté par sa « société dédiée » fin 2023 dans la banque SUEZ restera sa propriété : c’est ce qui nous a été dit à cette réunion de contrôle des comptes.

En conclusion, pour ICEO : une régie publique de l’eau  pourrait, toutes choses égales par ailleurs, investir utilement cet argent (provenant de nos factures)  dans notre service public d’eau potable.

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